27.10.2009

Travailler, c'est trop dur

Cela fait dix ans que le thème de la souffrance au travail est devenu médiatique grâce aux ouvrages de Christophe Dejours et de Marie-France Hirigoyen. Dix ans pendant lesquels les conditions de travail se sont dégradées, la pression mentale a augmenté, le nombre de troubles musculo-squelettiques (TMS) a explosé. Dix ans pendant lesquels la peur du chômage a fait accepter toutes les soumissions aux salariés. Le contrat de travail est un contrat de subordination, je crois qu'on l'a bien compris. Dix ans au cours desquels les méthodes managériales de plus en plus pernicieuses ont largement contribué à une individualisation du monde du travail : chacun pour soi et Koh Lanta partout. Les solidarités et les valeurs collectives ne viennent plus soutenir les salariés en difficulté. Les plus fragiles somatisent, font des dépressions. Récemment, l'augmentation des suicides, et notamment des suicides sur le lieu de travail, a commencé à susciter une certaine gêne. Hier soir un documentaire démontait les rouages de la souffrance au travail ("La mise à mort du travail" de Jean-Robert Viallet). Le deuxième volet est programmé mercredi soir sur France 3. Instructif... et révoltant.

Voilà, c'est ma colère du moment (enfin pas seulement du moment). Si j'ajoute qu'en lisant vos blogs, je constate que beaucoup d'entre vous sont au chômage et galèrent avec le Pôle Emploi, je ne décolère pas.

Demain on reparlera :

  • loisirs créatifs (tapez 1 après avoir composé « Kévin » sur votre portable : 245 euros l'appel)
  • sexe (tapez 2)
  • art conceptuel (tapez 3)
  • grand ramassis de n'importe quoi (tapez 4)
  • autres, précisez (tapez 5)

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Commentaires

4. Mais bien écrit, comme d'habitude, hein?

Ecrit par : br'1 | 27.10.2009

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D'accord ! Je vais m'appliquer ! :)

Ecrit par : Madame Kévin | 27.10.2009

Je tape 4 ! ;)

Ecrit par : MissBrownie | 27.10.2009

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C'est noté ! :)

Ecrit par : Madame Kévin | 27.10.2009

Moi aussi je tape 4, c'est tellement tentant !

Ecrit par : Lizly | 27.10.2009

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Et puis le sujet est large !

Ecrit par : Madame Kévin | 27.10.2009

Sans aller jusqu'à faire une dépression, je me sens aussi concernée. J'ai quand même accepté un emploi qui ne me dit rien, gaspillant des compétences et une envie qui ne trouvaient pas preneur sur le marché du travail. Entre le Pôle Emploi, les services RH des boîtes qui ne savent pas faire leur travail (ie créer un poste pour de bons éléments), et le discours ambiant qui te fait comprendre que si tu trouves du taf, tu fais déjà partie des privilégiés... c'est la déprime chez les jeunes diplômés.

Du coup, j'ai bien envie de taper 4.

Ecrit par : Brown Sugar Girl | 27.10.2009

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C'est tout à fait ça : des compétences inexploitées et le sentiment qu'un CDI est aujourd'hui un luxe. Un emploi quel qu'il soit étant un privilège. C'est bien du n'importe quoi...

Ecrit par : Madame Kévin | 27.10.2009

Souffrance au travail pour certains, rentabilité incroyable pour d'autres.
Déshabiller Paul pour enrichir Jean!!!
Encenser Jean puis justifier la déchéance de Paul.


Dommage que la seconde partie soit programmée tardivement...

Quant au choix... Et si je tapais 1 (héhé!!!!)

Ecrit par : Le Journal de Chrys | 27.10.2009

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Le 1... c'était pour rigoler... hein ? On est d'accord ? :)
Vu l'état des programmes télé, je trouvais que c'était formidable que la première partie soit diffusée en prime... La deuxième partie aurait pu avoir droit au même traitement.

Ecrit par : Madame Kévin | 27.10.2009

Si cela peut te rassurer, mes collègues et moi sommes un peu dans le même état d'esprit que ton billet depuis hier : on envisage plusieurs moyens de se suicider, sauf que la défenestration n'est pas possible car on ne tomberait d'assez haut... Le pire, c'est qu'on est conscient d'avoir ce qu'on appelle un "bon job" bien payé, stable, etc., etc. Alors, si nous, nous avons la "belle vie" soi-disant, je me demande bien ce que doit être la vie des moins bien lotis que nous (et il y en a tellement, hélas ! :o(). Révolution ??? A mort le travail et Koh-Lanta, comme tu dis si bien, où seuls les incompétents et les magouilleurs s'en sortent.

Moi, j'aimerais bien une note sur tes loisirs créatifs. Et aussi le grand ramassis de n'importe quoi. Je tape 1 et 4.

Ecrit par : Koyangi | 27.10.2009

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Ce sont surtout ceux qui font acte d'allégeance qui s'en sortent.
Comme toi : je ne me plains pas. Je me considère comme hyper privilégiée. Mais ça ne m'empêche pas d'être en colère et de souhaiter un autre monde du travail.

Ecrit par : Madame Kévin | 27.10.2009

Je tape 2.

Ben quoi ?

Ecrit par : Jules | 27.10.2009

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J'aurais pu le parier...

Ecrit par : Madame Kévin | 27.10.2009

Je tape 2 également ;)

Ecrit par : Faustine | 27.10.2009

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Compte tenu des photos que tu as mises sur ton blog la semaine dernière, c'est un choix cohérent... :)

Ecrit par : Madame Kévin | 27.10.2009

Le mal-être lié au travail est devenu la norme on dirait. Pour le Pôle emploi, j'en parle aujourd'hui sur mon blog, c'est quelque chose d'effrayant à vrai dire. J'ai pas mal édulcoré mon propos mais en réalité, la situation être dramatique : ce mois-ci je n'ai pas touché mes indemnités pour une sombre histoire de justificatif administratif parce que figurez-vous que j'essaye de m'en sortir par moi-même. Voici quasi un mois que j'essaye de régler le problème, si rien ne se passe, le mois prochain je ne toucherais rien encore. Comme l'a dit Brown Sugar Girl chez moi, vous imaginez si au boulot, chaque fois que vous n'arriviez pas à répondre à quelqu'un, vous lui raccrochiez au nez ? C'est ce qui m'arrive ces jours-ci et c'est intolérable !

Avant d'arriver au Pôle emploi, j'avais un travail dans une grosse boite. J'en suis partie notamment parce que je subissais les dommages collatéraux de ce management agressif. Il se trouve que pleurer au bureau ou me mettre en dépression pour un travail, c'est pas mon truc. Donc je suis partie, pour plein d'autres raisons également. j'ai la chance d'avoir pu quitté cette société dans de bonnes conditions, après avoir tout de même vécu un certain nombre de vexations.

Aujourd'hui, je me retrouve diplômée, avec plus de 10 ans d'expérience et coincée chez moi à jouer à la parfaite mère de famille tout en essayant de grappiller des contrats en free lance. Tout le monde me dit "mais c'est génial, tu as du temps pour toi et ta famille... profite". Sauf que parmi tous ces gens, personne n'aimerait vraiment être à ma place parce que mon avenir est incertain. Je ne me plains pas, ma situation n'est pas dramatique comparée à d'autres, j'ai la chance de vivre avec quelqu'un de formidable et quand je touche mes indemnités, on s'en sort financièrement.

Il me reste un an pour assainir ma situation professionnelle et franchement je deviens de plus en plus pessimiste sur ce point là. Je ne suis pas sûre de pouvoir de nouveau exercer mon métier dans de bonnes conditions. Et c'est ça qui me peine le plus : je me suis battue pour pouvoir faire les études que j'avais choisies, je les ai financées, j'ai dû encore lutter pour m'imposer dans un domaine qui me plait... et tout ça pour quoi au juste ?

Désolée j'ai un peu monopolisé l'espace mais des fois, autant que ça sorte...

Ecrit par : Bulles d'infos | 27.10.2009

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Tu as eu raison de faire le commentaire que tu souhaitais et je ne le ressens pas comme une "monopolisation de l'espace", d'autant que je trouve ton propos très instructif, à plusieurs points de vue.
1/ je suis à la fois intéressée et effrayée par ce que je lis sur le Pôle Emploi. Tous les témoignages vont dans le même sens.
2/ Nous avons acquis le droit de pouvoir travailler et de ne pas interrompre notre carrière au moment de la naissance du ou des enfants. Hors de question de renoncer maintenant !
3/ Les femmes ont massivement accédé aux étude supérieures. La suite logique est de valoriser ces études sur le marché du travail : tu as raison, ce n'est pas trop demander.
4/ Après dix ans de travail, l'aspiration à la stabilité me semble être une aspiration légitime.
5/ Et non ce n'est pas génial d'avoir du temps pour sa famille quand l'arrêt du travail n'est pas un choix.
6/ Je trouve très important que les personnes qui traversent des difficultés professionnelles puissent les mettre en mots. Ce phénomène est finalement assez récent : la souffrance au travail a longtemps été tabou.

Ecrit par : Madame Kévin | 27.10.2009

Bon et en plus mon com' était plein de fautes :-(

Ecrit par : Bulles d'infos | 27.10.2009

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On s'en fout ! :)

Ecrit par : Madame Kévin | 27.10.2009

J'ai également vu le documentaire et j'ai hâte de voir la suite même si je suis généralement déjà au lit à cette heure.
C'est révoltant comme le dis si bien. Avec l'exemple Car Glass, qui paraît tout beau tout sympa, limite on a envie de postuler demain dans cette boîte, on déchante vite de fil en aiguille. C'est tout l'intérêt de cette enquête sur 2/3 ans.
Sinon, je tape 4 :)

Ecrit par : Oum | 27.10.2009

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L'exemple Car Glass était très, très bien analysé.
Je suis contente que tu aies vu le documentaire. C'est vrai qu'après on a envie de voir la suite.

Ecrit par : Madame Kévin | 27.10.2009

J'ai vu le début de l'émission, vraiment très dur...
Je tape 3, je ne sais pas ce que c'est ...

Ecrit par : Sylvie | 27.10.2009

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C'est vrai que c'est dur. Mais je trouve que c'est indispensable d'en parler.
Moi non plus, je ne sais pas ce que c'est ! :)

Ecrit par : Madame Kévin | 27.10.2009

Je tape tous les chiffres ! Allez au boulot ! niark niark niark !

Ecrit par : FaFa | 27.10.2009

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Vilaine ! Je vois que tu vas beaucoup mieux...

Ecrit par : Madame Kévin | 27.10.2009

Madame Kévin, c'est comme ça que je t'aime aussi, tu le sais :)
Moi je reprendrais bien un petit billet comme celui-ci. N'empêche ça me tord le bide ce genre de constat et je remercie tous les jours ma bonne étoile de m'offrir des conditions de travail idylliques et de pouvoir l'ouvrir quand je veux :) Continuons le combat!
Je prends loisirs créatifs parce que le sexe est un loisir créatif, l'art conceptuel est un loisir conceptuel, sans oublier le grand n'importe quoi et tout le reste :)

Ecrit par : Izzie | 27.10.2009

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Je me demandais si je n'allais pas refaire un billet. Il faut que je trouve le temps de l'écrire. J'arrive juste d'une "intervention" sur le thème de la souffrance au travail et la diffusion du film "j'ai mal au travail" : très, très bonne réception. ce thème fait écho à la fois à des expériences personnelles et à des réflexions théoriques / politiques.
Tu votes pour tout, si j'ai bien compris !

Ecrit par : Madame Kévin | 27.10.2009

Moi, c'est pareil, il ne faut pas que je me plaigne. Je me considère comme privilégiée.

Ecrit par : Madame Kévin | 27.10.2009

1 bien sûr

Ecrit par : lili est insolente | 27.10.2009

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Bien sûr... heureusement tu n'es pas majoritaire ! :)

Ecrit par : Madame Kévin | 27.10.2009

je tape 4... Mais le 2 me tente aussi...

Ecrit par : Ôde | 27.10.2009

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Je prends les deux votes !

Ecrit par : Madame Kévin | 27.10.2009

Je tape 1, parce que là vraiment à 245€ l'appel, je veux savoir ce que tu vas nous sortir !!!

Ecrit par : Firemaman | 27.10.2009

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Tu ne serais pas déçue !

Ecrit par : Madame Kévin | 27.10.2009

j' ai regardé aussi, excellent programme, effrayant aussi. D' autant que je m' y suis retrouvée et que ma collegue connait une periode tres difficile egalement ...

Ecrit par : madamezazaofmars | 27.10.2009

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Effrayant, déprimant. Je pense que de nombreuses personnes ont trouvé un reflet de leur situation. Cela a au moins un mérite : sortir les salariés de leur sentiment d'isolement. Comme le dit Christophe Dejours, la solitude est une caractéristique importante de la vie au travail contemporaine.

Ecrit par : Madame Kévin | 27.10.2009

4

Ecrit par : ckakonvaou | 27.10.2009

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C'est noté !

Ecrit par : Madame Kévin | 27.10.2009

Je tape 4 pour la recette du ramassis.

Ecrit par : kielut | 27.10.2009

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Tant que tu ne votes pas 1, ça me va !

Ecrit par : Madame Kévin | 27.10.2009

J'ai 24 ans, bac+5, une expérience professionnelle qui se limite à quelques stages et des boulots sans intérêt pour les recruteurs que je souhaiteraient viser. Je suis au chômage donc. Me posant la question de mon avenir professionnelle. Je viens tout juste de poser ma candidature pour un poste tout à fait sous-qualifié, certainement inintéressant et rébarbatif, mais rester chez moi à me morfondre ne m'aide pas. Concernant le Pôle Emploi, je dois dire que, pour une fois, ma conseillère a été très sympa avec moi, elle a véritablement pris son temps (grâce aux autres personnes qui ne sont pas venus à leurs rendez-vous) et a essayé au mieux de me donner un maximum de pistes pour m'aider dans ma recherche. Mais je me doute bien que ça ne constitue pas la majorité des cas, bien au contraire. Et qui plus est, on est au final toujours seul dans sa quête d'un emploi, et face à une concurrence énorme.

Pour ma part, je vote également 4. Un peu de n'importe quoi, ça ne peut que faire du bien.

Ecrit par : Homecats | 27.10.2009

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Bienvenue. Et merci de prendre le temps de faire un commentaire aussi détaillé. Je crois que, malheureusement, ta situation est représentative de nombreuses autres. Les recruteurs profitent de la crise pour faire de la surqualification à l'embauche alors que c'est également un piège pour eux.
Sur la solitude dont tu parles, j'apporterais des nuances. Je pense que l'enjeu est précisément de sortir de cette solitude et de transformer un problème individuel en un problème collectif.
Merci pour ton témoignage sur le Pôle Emploi !

Ecrit par : Madame Kévin | 27.10.2009

Moi je suis minoritaire, je tape 3, je veux voir où ça nous mène, tout ça !
Pour le reste, je suis on ne peut plus d'accord avec toi, et je regrette de ne pas avoir vu le docu d'hier ; j'essayerais de me rattraper.
Hélas, avec ces dirigeants politiques qui s'arrogent le droit de foutre en l'air tout notre système en aussi peu de temps, on est très mal barrés, niveau humanité dans le monde du travail : droit des salariés, égalité ? Tout va dans le rouage de la même machine, celle à faire du fric...

Ecrit par : Kahlan | 27.10.2009

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Une des analyses qui ressort de l'émission : l'entreprise d'aujourd'hui est encore plus déshumanisée que l'entreprise taylorienne. Quelle perspective...

Ecrit par : Madame Kévin | 27.10.2009

Oui, en effet, et dire qu'en cours, on part du taylorisme comme de quelque chose de négatif, le plus souvent...et on arrive à faire encore pire...

Ecrit par : Kahlan | 27.10.2009

C'est tout à fait cela : des analystes du travail qui étaient contre le taylorisme disent que l'ont est en train de créer une société du travail encore pire car basée sur la manipulation des esprits. Il ne s'agit pas de réhabiliter le taylorisme, évidemment. Mais on avait l'impression que le taylorisme représentait une sorte de "sommet" dans le mépris des salariés. Eh bien non...

Ecrit par : Madame Kévin | 28.10.2009

3, 3, 3 et en core 3 (oui, encore moi). Conceptuel ou pas, l'art c'est inutile et totalement subjectif donc ABSOLUMENT INDISPENSABLE (ok, c'est mon travail, je triche)

Ecrit par : Nekkonezumi | 27.10.2009

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Indispensable car inutile.

Ecrit par : Madame Kévin | 27.10.2009

Comme tu le soulignes si bien, maintenant on travaille pas par plaisir mais pour ne pas être au chômage.
On est totalement soumis aux 4 volontés du patron.
On s'écrase.
Parce que si on ne fait pas ce qu'Il veut, on prend le risque de passer à la trappe! Mais, pas en licenciement. Non, trop facile. En démission. Nombreuses sont les entreprises qui poussent à la démission plutôt que de licencier !

Ecrit par : Thé Citron | 27.10.2009

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C'est une des idées qui étaient exposées dans le documentaire. C'est tout à fait ça.

Ecrit par : Madame Kévin | 27.10.2009

D'un trou du cul crispé, ne sort jamais un pet joyeux. Cette citation résume le bien être actuel au travail où les entreprises enregistrent plus de suicides que le milieu carcéral.
Les méthodes de recrutement, d'évaluation, de formation et d'encadrement sont devenus d'une débilité affligeante, et non seulement des méthodes pseudo-scientifiques de recrutement font passer les entreprises à côté de profils qui peuvent leur donner beaucoup, mais le milieu du travail devient tellement triste et aseptisé avec des profils qui rappellent Bienvenue à Gattaca !

Je tape bien évidemment 2, c'est combien la minute pour du sexe? : )

Ecrit par : M1 | 27.10.2009

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J'adhère complètement à ton analyse. Les méthodes de recrutement excluent bien plus qu'elles ne sélectionnent. D'accord avec toi : ras le bol de ces gens sans créativité, sans originalité, sans humour. Ils sont sclérosés et sclérosent le milieu de travail.
Pour la minute de sexe, c'est à la tête du client ! :)

Ecrit par : Madame Kévin | 27.10.2009

J'ai enregistré le documentaire, je n'ai pas eu le courage de le regarder tout de suite, je sais qu'il va me révolter ! je pense que je peux le regarder ces jours-ci car je suis en vacances (forcée; pas de boulot jusqu'au 5 !)
sinon, je tape 4 !

Ecrit par : Papillote | 27.10.2009

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Je te confirme que le documentaire suscite de la révolte : il faut mieux le regarder dans une période où tu es zen...

Ecrit par : Madame Kévin | 27.10.2009

Joli bannière aussi ! Je suis sûre que c'est M1 qui a choisi le maillot !

Ecrit par : FaFa | 27.10.2009

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On est en train de commenter en même temps !
Pour le maillot, tu as bon ! :)

Ecrit par : Madame Kévin | 27.10.2009

j'ai pas regardé l'émission; trop déprimant!
Et puis en tant qu'intermittente du pestacle je vais pas me plaindre!
Alors je tape 4 pour voir tout ce que tu vas mettre dedans!

Ecrit par : @nnoushka | 27.10.2009

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Je trouve que c'était plus révoltant que déprimant.
A voté !

Ecrit par : Madame Kévin | 28.10.2009

je regarde trés peu d'infos (car j'ai besoin de jouer l'autruche pour mon équilibre!) mais personne ne peut ignorer ce qui se passe dans le mileu du travail et qui s'intensifie (le harcèlement sous toutes ses formes n'est plus, depuis longtemps, un vain mot!)
et oui, il faudrait arriver à s'unir( solidarité où es-tu?) pour mettre un grand coup de pied dans la fourmillière...
Si je me rappelle bien de la numérotation, je choisis 2!

Ecrit par : arwen | 27.10.2009

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Moi non plus, je ne regarde pas beaucoup les infos, pour d'autres raisons que toi : je trouve que les infos télévisées sont partielles et partiales.
Tu as raison de dire qu'on est face à un processus d'intensification : de nombreuses études le démontrent. Mais l'être humain a ses limites (psychologiques, physiques). Je me dis qu'il y a forcément un moment où il faudra faire machine arrière.

Ecrit par : Madame Kévin | 28.10.2009

En ces temps de doutes personnels quant au travail, ton billet sonne juste à mes oreilles!
(je vote 2 parce que je suis un peu perverse en dehors de heures de boulot)

Ecrit par : Mlle Jones | 27.10.2009

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Je ne m'y attendais pas. Mais ce billet rencontre les préoccupations de nombreux lecteurs. Merci pour ton commentaire.
Je note pour le vote : préoccupée mais néanmoins coquine ! Tout n'est pas perdu ! :)

Ecrit par : Madame Kévin | 28.10.2009

Je n'ai pas vu le docu, mais il a fait débat autour de la machine à café et j'en ai eu de larges comptes-rendus oraux..
La situation des salariés est terrifiante dans certaines boites.
Et pas très glorieuse dans beaucoup de sociétés..

Ecrit par : emanu124 | 27.10.2009

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Tant mieux si les gens l'ont vu et en ont discuté.

Ecrit par : Madame Kévin | 28.10.2009

J'ai observé ce phénomène de l'extérieur, voyant Tac et des amis travaillant dans le privé accepter sans broncher certains comportements, certaines remarques, certaines conditions de travail qui me faisaient hurler, parce qu'on leur avait appris dans leur école que "c'est ça, la vraie vie, le monde du travail, il faut faire avec".
Tout ça adouci par la prime, le bonus et le salaire : on est prêt à subir beaucoup quand on a 25 ans. Mais quand on vieillit un peu, on se rend compte que cet argent ne soigne pas les plaies à l'amour-propre, à l'estime de soi et à sa propre valorisation comme employé, travailleur et être humain. Mais les brimades continuent...
Un truc n'a pas fini de m'étonner : le "facework". Cela a l'air d'être un sport national en France. Si Tac partait avant 20h du bureau, ses managers lui demandaient s'il manquait de travail, ses collègues le regardaient du genre "il ne devrait pas partir..." (sous-entendu : je vais pouvoir me faire mousser en restant jusqu'à 23h).

Pour ma part, cette rage couplée à l'impression d'être brimée, dénigrée, méprisée et dévalorisée, je l'ai vécue dans la prétendue planque par excellence, l'Education nationale.
Subir la violence, l'absence d'espoir, le mépris de ceux avec qui tu travailles et qui voudraient être partout sauf dans ta classe, subir ensuite le désintérêt et le mépris de la part de ta direction, puis un salaire peu valorisant et la roulette russe des mutations qui t'envoient à deux, trois heures de ton domicile, et puis rentrée à la maison subir le mépris qui teinte les propos sur les profs, il y a de quoi craquer. Surtout quand tu aimes enseigner.
Le pire a été atteint quand j'ai pris conscience que mes collègues, à 7h dans le RER, fatigués, déprimés, parlaient en boucle de leurs attentes déçues à tout point de vue (élèves, administration, locaux, conditions de travail, projets, temps de transport, remboursements, carrière) pour en reparler à 19h dans le même RER, j'ai compris que j'allais y laisser beaucoup trop de plumes.

J'imagine que pourtant, si tout le monde disait "ça suffit"... je rêve, je sais...

Ecrit par : Chouyo | 28.10.2009

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Je partage à 100% ton analyse. La perte de l'estime de soi, le fait de faire un travail qui va à l'encontre de ses valeurs sont souvent les déclencheurs qui font craquer les salariés.
Oui, les gens se taisent : par peur de perdre leur emploi, par espoir d'une promotion, par peur de l'isolement (celui qui proteste se coupe du reste du groupe).
Ce qui me donne espoir aujourd'hui : le fait que de plus en plus de personnes en parlent (des journalistes, des chercheurs, des salariés). Mettre des mots sur ce qui se passe (je suis très bourdieusienne, là !) est déjà un élément de changement.

Ecrit par : Madame Kévin | 28.10.2009

J'ai vu le reportage. Un petit bémol toutefois qui m'a un peu hérissé lorsque le commentaire prétend que ce sont "les plus fragiles" qui se retrouvent dans la tourmente de la dépression et des idées noires. Sous-entendu, un "winner, ou une winneuse" aurait échappé à tous les traumatismes d'une situation conflictuelle au travail, suffit d'avoir la gnaque. Pas tout à fait d'accord. Pour l'avoir constaté dans mon entourage professionnel, c'est la situation même qui fragilise, et n'importe quel individu. Au départ, les personnes sont "équipées" normalement, et c'est petit à petit que les choses vacillent et que l'équilibre psychologique est durablement affecté. Bref, tout le monde est susceptible un jour de rencontrer une telle situation et de basculer dans un enfer professionnel, c'est sur ça qu'il faut insister.

Ecrit par : mamzellescarlett | 28.10.2009

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Je suis en partie d'accord avec toi. Oui, c'est la situation qui fragilise. Oui, tous les salariés sont potentiellement exposés. A l'échelle individuelle, tu as raison. Mais si on regarde le phénomène de manière "tendancielle", en se basant sur des statistiques, on constate que les moins qualifiés sont les plus exposés. C'est peut-être en train de changer : la crise fragilise d'autres catégories que l'on considérait auparavant comme privilégiées.
Merci pour ton analyse.

Ecrit par : Madame Kévin | 28.10.2009

Le manque de reconnaissance. Au travail, manque de reconnaissance pour le travail accompli. Pourtant, il suffit d'un tout petit mot pour se sentir reconnu(e) et valorisé(e). Au chômage, ce manque de reconnaissance pour ce que l'on est vous terrasse. On se sent inutile, diminué et assailli de doutes. J'étais "chef" dans une grande institution internationale "prestigieuse", j'ai arrêté, je ne suis plus rien, mais je suis libre et je sens le parfum des roses. Je suis libre mais pauvre. La deuxième partie de ma vie s'annonce intéressante. Merci pour ce billet.

Ecrit par : Damien | 28.10.2009

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Merci à toi pour ce commentaire.
La question de la reconnaissance est fondamentale : les salariés déclarent même y accorder plus d'importance qu'au salaire. Alors oui, le manque de reconnaissance et le mépris peuvent détruire une personne.
En lisant ton blog, je me doutais que tu avais fait un choix de vie de ce type. Un beau choix de vie.

Ecrit par : Madame Kévin | 28.10.2009

Madame Kévin @ les méthodes de recrutement excluent des profils et cloisonnent les candidatures retenues, dans le sens où il n'y a aucune vision globale sur l'apport d'un profil, les gens sont recrutés comme des pièces de rechanges. les méthodes de contrôles relèvent de l'inquisition ! chez France Telecom par exemple, j'ai entendu une psychologue du travail dire que quand un cadre commençait un travail, un sablier commençait a tourner dans le coin de son écran, et ce sablier continue son décompte même la nuit et les week-ends, comme si rentrer chez soi était un crime ! sans parler de l'évaluation des cadres effectuée par leurs propres collègues, bonjour l'ambiance !
Il est à noter qu'Orange fait face à une énorme vague de désabonnements dits "éthiques" et la direction reçoit une tonne de mails d'insultes !

Sinon y a des forfaits? : )

Fafa @ tu veux le même maillot? : )

Ecrit par : M1 | 28.10.2009

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Il n'y a pas de vision globale sur l'apport d'un profil et il n'y a pas de vision globale (et anticipatrice) sur le fonctionnement de l'organisation.
Ne me dis pas que tu es en train de négocier un forfait !!!! :)

Ecrit par : Madame Kévin | 28.10.2009

J'ai un forfait illimité : )

Ecrit par : M1 | 28.10.2009

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Tu l'as décrété, tout seul, comme ça ? :)

Ecrit par : Madame Kévin | 28.10.2009

oh la la, je suis une gâtée, je travaille maintenant en libéral et pour des.... cahouettes....... bon maintenant je m'en fous je fume plus j'ai pas besoin de me payer des clopes ! et puis mon jules m'entretient et j'ai même pas honte avec tout ce que j'ai fait auparavant pour des patrons à la con, surtout un.... sinon, j'ai bossé dans une boîte où j'allais pour me détendre tellement c'était sympa et que personne ne foutait rien ou presque du sommet à la base... de temps en temps on donnait un coup de collier pour satisfaire aux tâches indispensables, sinon on papotait, et on était bien payé... je blague pas, on arrivait tôt le matin pour traiter les dossiers et après on s'enfermait dans les archives, tu vois ce qu'on faisait ! c'était pas tout à fait ça mais presque.... j'ai trop honte, je ne suis pas dans la vie réelle, mais j'ai donné et je continue de bosser d'la crotte...... j'ai même pas regardé l'émission sur la souffrance au travail alors qu'on prépare un congrès la dessus j'suis pas bien mais tant pis... tiens va voir ce truc tu verras que j'y pense quande même : http://lacigalenchantee.blogspot.com, c'est un autre moi meme plus sérieux, tu sais je suis chizo-freine gaston ! ...

Ecrit par : ckakonvaou | 28.10.2009

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Tu peux te rattraper : il y a la deuxième partie ce soir.

Ecrit par : Madame Kévin | 28.10.2009

http://cigalenchantee.blogspot.com
voilà le site s'cuse

Ecrit par : ckakonvaou | 28.10.2009

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Merci pour le lien : très intéressant, en effet. Il y a matière à de nombreux billets.

Ecrit par : Madame Kévin | 28.10.2009

Et pis tu sais aussi, je voudrais faire fermer une ligne téléphonique car avec les portables et les clés 3G en wacances ça suffit bien, j'ose pas téléphoner à France télécom ! je veux pas être pour quelque chose dans une défenestration.
Sinon hors de blague le taux de suicide chez FT n'est pas supérieur à la moyenne nationale, c'est parce qu'ils sont très nombreux chez FT..... que ça se médiatise... mais ce n'est pas une excuse loin de là... faut pas croire non plus !

Ecrit par : ckakonvaou | 28.10.2009

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C'est surtout que c'est médiatisé, tu as raison.

Ecrit par : Madame Kévin | 28.10.2009

Je tape 4 ça me rappellera Oualter !

Merci pour ce billet (je regrette vachement d'avoir manqué le reportage de France2) qui méritait d'être écrit. Quand tu vois que Oualter se fait un blé monstre en organisant des évènements sur la santé au travail et qu'on détient un taux de dépressifs, pervers, pret à se barrer pour rien tellement ils n'en peuvent plus au m² chez eux, ça fait réfléchir.

tu as lu L'open space m'a tuer ? et Notre usine est un roman ? Je te les conseille

Ecrit par : Une blonde dans la ville | 28.10.2009

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Je note ces deux livres que je n'ai pas lus.
Même si je ne commente pas souvent, je lis tous tes billets sur Oualter. Tu décris très bien l'ambiance et les aberrations qui y ont cours.

Ecrit par : Madame Kévin | 28.10.2009

Je suis un abonné fidèle non? : )

Ecrit par : M1 | 29.10.2009

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Et ça te donne droit à des points fidélité ? :)

Ecrit par : Madame Kévin | 29.10.2009

Le client est Roi non? : )

Ecrit par : M1 | 29.10.2009

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Mais il peut y avoir des grèves...

Ecrit par : Madame Kévin | 29.10.2009

Y a tout de même un service minimum?! : )

Ecrit par : M1 | 29.10.2009

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Uniquement en cas d'urgence.

Ecrit par : Madame Kévin | 29.10.2009

J'ai vu la fin de la deuxième partie sur France3 et je regrette toujours d'avoir manqué la première partie de France 2. Va falloir que j'aille voir s'il y a des redifs, ce serait super.

Oualter est un cas d'école mais le truc bien c'est que j'arrive toujours à trouver des occasions de m'étonner des méthodes qui y ont cours. Quelque part, c'est rassurant.

Ecrit par : Une blonde dans la ville | 30.10.2009

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Je pense que la première partie était plus intéressante : il va bien y avoir des redifs. Oualter, c'est quand même du grand art : une émission n'y suffirait pas...

Ecrit par : Madame Kévin | 30.10.2009

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