14.09.2009
Les regrets
Je ne regrette pas. Le film repose sur les acteurs principaux : Yvan Attal et Valeria Bruni Tedeschi.

Yvan Attal a toujours été un bon acteur, il est en train de devenir un grand qui arrive à concilier sobriété et intensité. Il vieillit bien, physiquement, mais également dans ses attitudes. Il a des gestes moins nerveux, moins saccadés que dans ses anciens films. Il est convaincant dès les premières images. Il valide ma théorie selon laquelle un homme qui a du charme est infiniment plus attirant qu'un homme qui est formellement beau. C'est vrai que je passe mon temps à faire l'imbécile sur Brad Pitt ou George Clooney sur ce blog. Mais IRL (un sigle pour faire plaisir à Bulles d'infos !) ce sont le charme, un regard, une manière de se mouvoir qui font la séduction.

Concernant Valeria Bruni Tedeschi, on va oublier pendant cinq minutes que c'est la sœur de l'autre insignifiante et la considérer pour ce qu'elle est, c'est-à-dire une actrice de talent. Un peu comme Attal, elle a perdu cette fébrilité qui pouvait agacer il y a quelques années. Elle a un jeu plus intériorisé. Elle suggère – plus qu'elle ne donne à voir – tous les tourments et les ambiguïtés de son personnage. Je l'ai trouvée belle et intelligente dans ce film.
Le duo Yvan Attal – Valeria Bruni Tedeschi semble s'accorder à merveille, par chaque parcelle de peau, par chaque échange de regard. Compte tenu de l'histoire, des acteurs, de la manière dont ils sont habillés, on pourrait penser qu'il s'agit d'un film de bobos. Du genre : comment aborder la crise de la quarantaine quand on a un bon boulot, des belles fringues et une belle femme ? On a tout et on n'est pas content. Et alors ? Peut-être parce que l'essentiel est ailleurs, ailleurs que dans l'image, ailleurs que dans la réussite matérielle et professionnelle. L'essentiel est dans les sentiments, les sensations, les émotions : et si l'on passe à côté de cet amour-là, on n'éprouve que... des regrets.

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12.09.2009
Quentin Tarantino, Brad Pitt et les autres
Cher Quentin Tarantino,
je vous écris une lettre mais, finalement, je n'ai pas grand-chose à vous dire. Un peu comme vous dans votre film, non ? On fait du remplissage, on tire à la ligne et on se dit qu'on va réussir à emballer l'affaire. Alors ? Par quoi on commence ? Par les dialogues insipides ? Par des scènes tellement longues que j'ai pu rattraper mon retard de sommeil ? Par Diane Kruger qui a le charisme d'un œuf en gelée ? Quentin, il va falloir vous remettre au travail parce que nous savons que vous pouvez faire beaucoup mieux. Et c'est une fan de "Reservoir dogs" et de "Pulp fiction" qui vous le dit. "Inglorious basterds" est un film honorable. Mais le problème c'est que vous n'êtes pas un réalisateur lambda. Vous nous avez habitués à l'excellence. Après, quand c'est simplement "bien", vous suscitez de la déception. Brad Pitt joue joliment, avec une auto-dérision qui nous laisse espérer une carrière plus éclectique que ce qu'elle a été jusqu'à maintenant. BRAD Mais j'ai eu l'impression – c'est simplement mon impression forcément subjective et injuste – que la rencontre artistique entre vous et Brad n'avait pas eu lieu. I LOVE Alors qu'on percevait une telle intensité lorsqu'on regardait Harvey Keitel jouer sous votre direction. YOU (Ce billet n'est qu'un minable prétexte pour y glisser un message subliminal.)


Où l'on voit que, lorsqu'elle ne joue pas dans "Inglorious basterds", Diane Kruger a un bon potentiel calorifique :


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05.09.2009
Blogueuse téléguidée
Pour la semaine prochaine, j'hésite entre trois films. Malheureusement, il est inutile de me conseiller d'aller voir les trois, je n'aurai le temps que pour un seul. Un choix s'impose et je me suis dit que j'allais solliciter votre avis. Une sorte de démocratie participative blogosphérique. Bon d'accord : un grand n'importe quoi. Je me laisse téléguider. Vous choisissez et j'irai voir le film que vous aurez élu. En compétition pour le vote :
1) "Inglorious Basterds" de Quentin Tarantino. Un des gros buzz ciné du moment. Oui, c'est violent mais la violence chez Tarantino ne m'a jamais gênée parce qu'elle est « soutenue » par le scénario et les dialogues. En plus, dans "Inglorious Basterds", il y a Brad et Brad, il pue le sexe.
2) "Les regrets" de Cédric Kahn avec Valeria Bruni-Tedeschi et Yvan Attal. Ou comment un amour de jeunesse peut revenir en boomerang et bouleverser une vie bien rangée. Un couple se retrouve, s'aime passionnément et traverse toutes les turbulences. C'est le genre de film où on ne doit pas trop rigoler mais où on remue des sentiments, enfouis pour certains, intéressants pour beaucoup. En ce qui me concerne, gros atout charme d'Yvan Attal.
3) "Non, ma fille, tu n'iras pas danser" de Christophe Honoré. Le personnage central, Léna, est incarné par Chiara Mastroianni. C'est une femme qui vient de vivre une séparation, qui s'occupe comme elle peut de ses deux enfants et qui doit affronter la sollicitude envahissante de sa famille. Mon interprétation personnelle du film : la rupture ce n'est pas le pire, le plus dur à vivre vient après quand il faut supporter ceux qui veulent donner des conseils. La présence de Chiara Mastroianni est un argument de poids - c'est une image - pour aller voir ce film.

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15.07.2009
Les bancs publics

Laissez-vous porter par ce joli film drôle. C'est une ronde d'acteurs, d'histoires, de mots. Si vous hésitez à aller voir le film, vous pouvez répondre au questionnaire ci-dessous. Vous comptez le nombre de oui. Plus vous avez de oui, plus vous avez de bonnes raisons d'aller voir « Les bancs publics ».
- Est-ce que vous savez jouer à Docteur Maboul ?
- Aimez-vous les actrices ?
- Aimez-vous les acteurs ?
- Aimez-vous les lapsus ? (Quand ce sont les autres qui les commettent... évidemment !)
- Pensez-vous que l'amour peut arriver n'importe quand, n'importe comment ?
- Est-ce que vous trouvez que votre magasin Leroy-Merlin manque d'animation ?
- Est-ce que vous aimez jouer aux mimes ?
- Est-ce que vous vous dites parfois que les adultes sont plus gamins que les enfants ?
- Pensez-vous qu'on peut exprimer son amour sur n'importe quel support ?
- Est-ce que vous trouvez qu'un poisson rouge est une bonne idée de cadeau ?
Alors ? Combien de oui ?

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| Tags : ronde d'acteurs, d'histoires, de mots |
10.07.2009
La folle journée de Ferris Bueller
En ce moment, j'ai deux neurones actifs : un qui est connecté cinéma, l'autre qui vit sa vie. Autant dire que j'ai renoncé à les contrôler et que je me consacre à d'autres objectifs, notamment sculpter mon corps de rêve par la course et la natation. (Et pendant ce temps... d'autres s'amusent à découper les manches de leurs vêtements ...)
Un matin, alors que j'étais très occupée à ne penser à rien, j'ai entendu "Twist and Shout" à la radio.
"Twist and Shout" a agi pour moi comme une madeleine de Proust, mais en plus bruyant. Je me suis souvenue de ce feel good movie, "La folle journée de Ferris Bueller". Le pitch ? Est-ce bien nécessaire ? Comme je suis en mode feignasse, je vous donne le résumé de Wikipédia : "Ferris Bueller est un adolescent de la banlieue aisée de Chicago qui décide un beau matin de se prendre une journée de congé. Peu d'obstacles lui résistent lorsqu'il a une idée en tête. Se passant pour malade, il sèche les cours et débauche son meilleur ami Cameron et sa petite amie Sloane pour une journée."

La scène d'anthologie, c'est celle où Ferris Bueller, incarné par Matthew Broderick, participe à une parade sur l'air de "Twist and shout". Même si la vidéo est de mauvaise qualité, c'est tout de même euphorisant : watch?v=YUrOMB-iBLk (Si vous avez un lien avec de meilleures images, je suis preneuse !)

Pourquoi j'aime ce film :
- La folle journée est un day off, un jour où Ferris Bueller décide de perturber la routine, de ne pas aller en cours pour vivre des petits bouts de rêves. Casser le rythme, être là où on ne nous attend pas, subvertir... On rêve tous d'un day off, non ?
- Le film a un tempo d'enfer.
- Il parle d'adolescence. Contrairement à de nombreuses personnes - j'ai lu plusieurs posts où les blogueurs disent qu'ils n'ont pas aimé leur adolescence - moi j'ai aimé cette période.
- A l'époque, Matthew Broderick était jeune et charmant. Depuis, il a épousé l'actrice de "Sex and the city" et il a grossi.
- Ferris Bueller se sort de toutes les situations, avec un culot monstre et une belle confiance en lui-même. J'adore ce genre de mecs. Un jour, je ferai un post spécialement sur ce sujet.

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09.07.2009
Les couples de cinéma
1) John Cassavetes et Gena Rowlands. Chaque fois que je pense que Cassavetes est mort, je suis triste. Gena Rowlands avait expliqué que leur couple était volcanique, presque guerrier. Je dois à ces deux-là de très belles émotions cinématographiques.








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08.07.2009
Ce qu'on retient de Woody Allen...

En commençant à écrire ce billet, je me dis qu'on a tous une histoire particulière avec Woody Allen et que j'aimerais bien connaître la vôtre. Quelques uns ne supportent ni le personnage, ni le ton de ses films. Pour les autres, au gré de la filmographie, nous avons notre période préférée, notre actrice préférée, notre lieu préféré. Par exemple, malgré l'affection que je porte à "Hannah et ses sœurs" ou à "La Rose pourpre du Caire", je n'ai jamais beaucoup apprécié Mia Farrow et ses minauderies. J'étais plutôt satisfaite que ce soit Diane Keaton qui prenne sa place dans "Meurtre mystérieux à Manhattan". Car Diane Keaton est pour moi le symbole des films de Woody. Un beau modèle de femme séduisante, intelligente, maniant l'humour et l'autodérision. La classe. Pour ce qui est du cadre, je n'arrive pas à dissocier Woody Allen et New York. Je n'ai pas aimé ses films de la période européenne. Je n'étais même pas allée jusqu'au bout de "Match Point "et je m'étais contentée de lire la fin de l'histoire sur internet, tant je m'étais ennuyée.
Avec "Whatever Works", je renoue avec mon Woody Allen "vintage". Un pur bonheur. Il est revenu ! Il a retrouvé New York et le sens de la comédie existentielle. J'ai eu l'impression de me glisser dans un vieux pull et de m'y sentir si bien... Woody Allen met en scène des new-yorkais open-minded et des réacs du sud, des acrimonieux et des optimistes. Tout ce monde se croise, s'aime, se dispute et parle, parle...
Le film est très riche et on peut en faire une pluralité de lectures. On pourrait, par exemple, parler du "héros anti-héros" (qui est également le narrateur) et de sa vision du monde : vous aurez toutes les explications chez Bulles d'infos.
Mais ce que je retiens principalement du film, c'est le regard intensément humain que Woody Allen porte sur tous ses personnages. Il montre également comment sous la surface sociale et les convenances, sommeillent des rêves qu'il n'est jamais trop tard pour réaliser. Woody, I love you.
Diane, aussi, I love you (et je regrette que tu ne joues pas dans "Whatever works") :



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16.06.2009
Mariage à l'islandaise

Je suis allée le voir !
Ce que j'ai préféré dans ce film : le court-métrage qui le précède. Un petit film intitulé "Nous nous plûmes" et que je vous propose de rebaptiser : "Lendemain de baise chez les bobos". Si vous êtes d'accord, évidemment. Je sens que vous êtes d'accord, c'est bien. Voilà le synopsis que j'ai trouvé sur le net : "Ils se sont rencontrés un soir et se sont plu. Leurs corps encore chargés d’amour s’éveillent à l’abri des bruits de la ville. Ils se quittent au matin, après une dernière étreinte". Personnellement, je trouve que l'expression "corps chargés d'amour" n'est pas très érotique. Mais je suis une bêcheuse.
Pour "Mariage à l'islandaise" :
La réalisatrice semble confondre fantaisie et hystérie : il ne suffit pas de se parler en criant pour être drôles. Les personnages sont grotesques et caricaturaux. Et on ne trouve pas, en eux, cette petite fêlure qui ferait que l'histoire deviendrait intéressante. On pense au cinéma américain indépendant. Mais on y pense, seulement.
Sinon :
- Il y a des fjords. A perte de vue. Pour des vacances là-bas, je passe mon tour.
- J'ai pu mener une réflexion approfondie sur les robes de mariées. A un moment, l'héroïne a envie de faire pipi. Elle porte ÉVIDEMMENT une robe meringue avec des cerceaux et tout un tas de machins. C'est tout juste si la pause pipi ne nécessite pas l'intervention des pompiers pour tenir la robe. Tout cela sur fond de hurlements.
Vous voyez le niveau.
Et comme un bonheur ne vient jamais seul, le spectacle était aussi dans la salle. Une vieille dame doucement dingue assistait à la projection :
- Quand elle est entrée, elle s'est plaint de l'obscurité. C'est vrai qu'une salle de cinéma plongée dans le noir, c'est proprement scandaleux.
- Elle a mangé des gâteaux pendant tout le début du film. En 1 heure 30, une hypoglycémie est si vite arrivée.
- Ensuite elle a gloussé à chaque réplique : elle doit parler l'islandais couramment.
- Elle s'esclaffait quand elle voyait à l'écran la grand-mère – complètement gâteuse – de la mariée. Franchement, c'était l'hôpital qui se moquait de la charité. J'ai fini par éclater de rire mais je ne savais plus très bien pourquoi...
Je pense que vous avez, vous aussi, eu ce type d'expérience avec des voisins de cinéma... spéciaux... non ?
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| Tags : ls se sont rencontrés un soir et se sont plu. leurs corps encore, après une dernière étreinte |
14.06.2009
L'humour qui venait du froid
A force de faire des concours et des tags, je me disperse et je m'éloigne de ma ligne éditoriale. Je vais me reprendre et on va causer cinéma.
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D'un film que j'ai vu et sur lequel je ne serai pas très diserte.
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Et d'un film que je n'ai pas vu mais sur lequel j'ai beaucoup à dire. Là, on retrouve bien la ligne éditoriale, non?
Pour « Looking for Eric » de Ken Loach, je vais faire rapide : j'ai beaucoup aimé, Izzie a été déçue. Vous voilà bien avancés. Moi, j'ai ri et j'ai été émue. De ce beau film, je retiens deux phrases pointues :
« Si tu anticipes tous les dangers, tu ne prends jamais la mer. »
« Ils sont musclés jusque dans la raie des fesses. »
Je m'en veux de réduire le travail de Ken Loach à ces deux répliques. En même temps, j'aime bien ce genre de phrases et je me dis que je devrais en inventer d'autres pour publier sur ce blog ! Sur le moment, je suis rentrée dans l'histoire, je me suis attachée aux personnages et puis après pff... les images et les mots se sont envolés rapidement. J'ai arrêté de penser à « Looking for Eric » presque à la sortie du cinéma alors qu'il m'arrive de « porter » certains films pendant longtemps. Finalement, c'est peut-être Izzie qui avait raison.
« Mariage à l'islandaise » de Valdis Oskarsdottir figure parmi les films que je projette de voir. Il paraît que l'histoire est drôle, déjantée, tout ce que j'aime. Une information relevée dans la presse éveille ma curiosité : on y parle de « l'autodérision à l'islandaise ». J'en déduis qu'il existe un humour spécifiquement islandais, de la même manière que l'on parle de l'humour anglais ou des gauloiseries françaises (synonyme : beaufitude).
Est-ce que l'on rit tant que cela en Islande ? La question mérite d'être posée, surtout quand on voit la tête de Björk. Une fois, j'ai regardé un épisode de Mister Bean en islandais et c'était désopilant. Wikipédia-mon-amour indique que les islandais ont un beau barrage et je veux bien imaginer que c'est une source inépuisable de réjouissance.

Mais est-ce suffisant pour célébrer aussi allègrement la rigolade made in Terre de glace ? Je l'ignore... J'en appelle donc à votre culture, chers lecteurs. Connaissez-vous des blagues islandaises ? Si oui, pouvez-vous nous les raconter qu'on rigole tous ensemble malgré nos lèvres gercées ? Connaissez-vous un comique islandais ? Un genre de Jean-Marie Bigard habillé en anorak ?
Plongée dans mes incertitudes, j'ai sollicité l'avis d'Izzie par mail. Je lui ai demandé ce que l'Islande évoquait pour elle. Je n'ai pas été déçue par sa réponse :
L'Islande c'est là où y'a des fjords, des saunas, des élans ? Il fait nuit tout le temps et l'été c'est bourré de Yin-yins. T'es obligée de faire un traitement préventif si tu veux y aller l'été parce que y'a que des lacs. Tu parles de te faire chier ! Bon, après, ils sont peut-être chauds comme la braise avec toute cette glace et c'est eux les responsables de la fonte de la banquise et de la couche d'ozone. Le pull en laine de caribou ça doit gratter grave, alors avec les moustiques t'as le total look pustules. A part ça, je crois que c'est très tendance comme destination. Il fait 12 °C en été et le bikini sous la polaire y'a que toi qui le vois. Mais chacun voit la sexyness qu'il veut ; sous une peau de bête on peut imaginer. L'avantage c'est que si t'as des bourrelets qui persistent l'été t'es pas gênée par les grandes blondes athlétiques. La polaire, j'te dis, la polaire, c'est la solution pour paraître sexy en maillot ! T'as aussi que tu peux pas faire pipi en pleine nature parce que ça te gèle le cul.
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| Tags : cantona, islande, ligne éditoriale, se geler le cul, sexyness, mariage à l'islandaise |
26.05.2009
Secouée

Par Les étreintes brisées, le dernier Almodovar.
Je ne peux pas résumer ce film sans en dévoiler l'histoire. Je dirais simplement qu'il parle d'un amour ravagé et d'une passion pour le cinéma. Penelope Cruz est fatale sans être vénéneuse, séductrice et victime en même temps. Je ne suis pas une inconditionnelle de cette actrice mais Pedro Almodovar a capté le meilleur d'elle-même.
Le film se développe à différents niveaux (la réalité et la fiction, le passé et le présent) sans que jamais on ne perde le fil.
Le bonheur d'entendre parler espagnol. Le plaisir de retrouver Pedro Almodovar cinéaste de la movida et de l'effervescence post-franquiste. Et puis ce film noir sur des amours qui enchaînent et sur l'impossibilité de recommencer. Difficile de reprendre sa petite vie après un moment aussi intense.



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