08.03.2010
Boobs Day
Pour célébrer la journée de la femme j’avais écrit un billet polémique, intitulé "Le plafond de verre qui cache la forêt". Le truc pas consensuel du tout qui m’aurait mis en confrontation avec les féministes, les pas féministes, les néo-féministes, les féministes post-modernes, les pseudo intellectuelles, les gens de gauche, les gens de droite et les autres. Et là, en ce moment, j’ai juste pas la force de me farcir un truc comme ça. Comme dirait une de mes connaissances les plus sensées : il faut savoir choisir ses combats. Alors je vais éviter et trouver un autre sujet qui ne me fâchera qu’avec une partie des gens : pour la journée de la femme, je vais parler des hommes et faire la promotion d’un féminisme "pénis friendly".
J’adore les hommes. Pas seulement pour coucher avec puisque, finalement, je suis presque sage. (Mais, enfin, bon, quand même…) J’aime les hommes comme une espèce étrange et fascinante qui pourrait faire l’objet d’un documentaire animalier, d’une émission de société. J’écris beaucoup sur les rapports homme / femme qu’il s’agisse de complicité, de conflit, d’incompréhension, d’amour, de rupture, de séduction. Ou plutôt j’écris autour comme on dirait « je tourne autour ». Car finalement je n’y comprends pas grand-chose et j’aime ne pas comprendre. Il y a un vrai mystère dans ce feeling qui s’établit (ou pas), dans cette tension, dans ces échanges de regards, dans ces relations qui s’amorcent, se fracturent ou dans ces rencontres qui ne se produisent jamais. Au-delà de la question de la séduction, j’aime observer les hommes dans leur façon de se mouvoir, d’occuper l’espace, dans la maladresse de certains gestes. Le port de tête, les mains, la voix qui devient plus grave à certains moments. Contrairement aux idées reçues, je crois à la réalité et à la sincérité des amitiés mixtes : une femme peut être amie avec un homme, sans sexualiser la relation, sans être jalouse de sa conjointe, sans ambigüité et en se mettant sur un pied d’égalité.
Alors voilà, pour moi, aujourd’hui, c’était la journée de la femme qui aime les hommes.

19:24 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (104) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
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03.03.2010
Pour le Chili
Le Secours Populaire a lancé un appel aux dons pour venir en aide aux victimes et sinistrés du tremblement de terre qui a eu lieu au Chili.
Un premier bilan fait état de 300 personnes décédées et de 400 000 sinistrés, 1,5 millions d'habitations seraient touchées. Les répliques se poursuivent et l'alerte tsunami déclenchée après la catastrophe a touché l'ensemble des pays du Pacifique.
Le Secours populaire, comme suite au tremblement de terre qui a eu lieu dernièrement en Haïti, sera présent au Chili pour soutenir les victimes de ce désastre.
Les membres de l'association établissent d'ores et déjà des contacts sur place afin d'effectuer un premier bilan des besoins.
Pour assurer l'entraide avec les sinistrés, le Secours populaire lance un appel aux dons financiers.
Vous pouvez effectuer un don financier :
Edit (merci M1) : Le Chili, 3 jours après, en 37 photos
http://www.boston.com/bigpicture/2010/03/chile_three_days...
11:47 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (27) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
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09.02.2010
Travailler autrement ?
« On n’y peut rien, c’est comme ça » : si j’avais reçu des dividendes boursiers chaque fois que j’ai entendu cette phrase, je serais richissime, les pieds dans les tongs, sur une plage aux Maldives, avec un bo-mec-bo pour me tenir mon mojito.
La mondialisation, le libéralisme, les délocalisations, le chômage banalisé, la souffrance au travail ? « On n’y peut rien, c’est comme ça. » Fatalité ou fatalisme ? Moi-même, je me laisse prendre à ce jeu-là. Je dis également « C’est ainsi ». Avec ma petite voix poshy, c’est d’un chic : Cêtaincii. Mais il y a les actions, petites ou grandes, qui ouvrent d’autres portes et relativisent les « Cêtaincii » et les « On n’y peut rien ». Je crois à l’efficacité des contre-projets, des contre-propositions, des modèles alternatifs. Je suis également convaincue qu’il faut repenser le travail. Il n’est pas indécent de se demander ce qu’est un « vrai » emploi à partir des questions de dignité, d’utilité, d’intégration sociale…
Je n’ai pas de solution miracle. Je suis comme tout le monde, j’ai des moments de découragement où je me dis qu’on ne pourra rien changer. Et puis il y a tous les moments plus positifs. Par exemple, quand d’autres personnes viennent me chercher, pour me dire de ne pas baisser les bras. Parmi elles, il y a Charlotte : elle travaille dans une SCOP (Société coopérative de production) qui a réalisé un film pédagogique sur l’économie sociale et solidaire (ESS). L’économie sociale et solidaire regroupe à la base des structures comme des associations, des mutuelles, des fondations ou des coopératives. Elle se distingue des sociétés dites de capitaux. Une SCOP est une entreprise collective basée sur des valeurs de solidarité et de juste répartition des profits. Chèque Déjeuner (les tickets restau) ou la revue Alternatives économiques sont des SCOP.
Le film (qui a été fait pour la Chambre Régionale d'Economie Sociale et Solidaire des Pays de la Loire) explique ce qu’est l’Economie sociale et solidaire. J’ai décidé de relayer l’information sur ce blog. Si vous avez envie d’en savoir plus sur l’économie sociale et solidaire sans vous taper la notice Wikipédia, si vous êtes enseignants ou formateurs et que vous voulez en parler à vos élèves, vous pouvez cliquer là : http://www.laviedepaul.com
Edit 1 : Billet non sponsorisé, cela va sans dire. (Si d’autres blogueurs, comme La Blonde, ont envie de relayer l’information, ils peuvent prendre contact avec moi.)
Edit 2 : Je sais que certains lecteurs veulent le retour de billets plus chauds : j’essayerai de vous rédiger un truc « S’envoyer en l’air dans une société d’économie solidaire ». Non, parce que, en plus, ils baisent comme des fous furieux dans les coopératives. (Pardon Charlotte.)

15:50 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (64) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
| Tags : économie sociale et solidaire, ess, scop, cress, société coopérative de production, café citoyen, la vie de paul |
27.01.2010
Travail et emploi
Je suis en colère. Pas la colère explosive. Non, une colère diffuse, proche de la révolte. Une colère froide et réfléchie. Une colère grandissante face aux problèmes, eux-mêmes grandissants, des personnes privées d'emploi. Une colère où se mêlent l'énervement et le sentiment de solidarité. Dans ma vraie vie (c'est-à-dire quand je ne fais pas l'imbécile délurée, planquée derrière Madame Kévin), je fais ce que je peux pour que les choses aillent un peu moins mal. Et puis je me suis dit que je pouvais également m'exprimer sur ce blog.
Je veux commencer par m'attaquer à l’expression « demandeur d’emploi ». Certains d’entre nous ont, ou ont eu, le bonheur de voir appliquer cette dénomination à eux-mêmes. Dans une époque de chômage important, ces mots accolés, « demandeur d’emploi », nous semblent familiers. Nous les employons sans trop y penser. Et pourtant… ces mots ne sont pas neutres : ils mettent le chômeur en position de demandeur et, donc en position de faiblesse vis-à-vis d’un employeur qui, lui, est « offreur d’emploi ».
Effectuons un glissement sémantique bien senti, comme je les affectionne. Remplaçons le mot « emploi » par le mot « travail ». Oh ! Magie du glissement sémantique ! Si l’on parle de travail plutôt que de parler d'emploi, ce sont les chômeurs qui deviennent offreurs. Les employeurs se transforment alors en demandeurs de travail. Le rapport de domination n’est plus le même. Les chômeurs sont enfin perçus comme des personnes dotées de ressources, qui ont quelque chose à offrir.
Je suis convaincue que nous devrions bannir l’expression « demandeur d’emploi » de notre vocabulaire et la remplacer par « offreur de travail ». Est-ce que ça va changer le monde ? Evidemment, ça ne suffira pas. Mais il faut bien commencer par quelque chose. Pourquoi pas par les mots ?
Sur le même sujet, un excellent billet de Marievh qui ne perd ni son humour, ni son énergie.
Et un autre billet de Pause Chocolat, à propos du regard porté sur les offreurs de travail.
Et pour se remonter le moral :
![Maldives_2[1].jpg](http://madamekevin.hautetfort.com/media/00/01/1079546965.jpg)
19:48 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (84) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
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