24.11.2009

Sept un secret

Melle Jones me demande de dévoiler sept informations que mes lecteurs ignorent à propos de moi. Dans un premier temps, je me suis dit : "ma sœur fait partie de mes lecteurs, il faut que je trouve des révélations dont elle ignore tout". L'entreprise s'est avérée impossible. Izzie connaît tellement de secrets sur moi... Izzie, ce n'est pas la peine de lire, tu connais tout ce qui suit.

  1. Je suis née à Paris. Je vis dans une ville de province (assez grande mais quand même) où je commence à étouffer. Je voudrais retourner habiter à Paris. (Avec une maison au bord de l'Atlantique pour décompresser du stress parisien...)
  2. J'ai une intuition vive. J'ai des "pressentiments" qui se réalisent.
  3. Je suis souvent amenée à m'exprimer en public. Quand j'ai des retours sur mes "prestations", ils sont positifs, du genre : "on voit que vous aimez parler en public... " Mais en vrai, je crève de trac. Une vraie gamine. Je suis rarement contente de moi et pas seulement pour la question de la parole en public. J'aimerais bien progresser un peu dans le domaine de l'auto-satisfaction.
  4. Quand j'ai des idées (pour ce blog ou pour le travail), c'est sous la douche, pendant le footing, à la piscine.
  5. J'adore manger.
  6. J'ai un putain de caractère. Ce qui me sauve : l'intérêt que j'ai pour les autres, le soutien que je suis capable de leur apporter.
  7. Comme je ne suis pas quelqu'un de jugeant, j'attire les confidences sexuello-sentimentales.

Ce tag a beaucoup circulé : si vous ne l'avez pas eu, vous pouvez vous manifester dans les commentaires et je vous linkerai.

Je tague Lizly.

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Christine Rudolph

 

23.11.2009

Solitaire

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Le silence qui l'avait accompagné dans son voyage de retour de métropole était accablant. Encore plus pesant que celui qu'il vivait depuis un moment avec Chloé. Lucas est sorti de son bureau par la porte-fenêtre cachée par un rang de palmiers. Il a traversé l'immense jardin luxuriant, un coin de paradis devenu froid. Il a longé la maison et a vu sa femme, Chloé, à demi-couchée dans un fauteuil en osier au bord de la piscine. Les jambes écartées, elle était ouverte et offerte. Elle donnait tout, sans condition, ni réticence. Possédée, elle respirait rapidement, elle ne gémissait pas, elle ne frémissait pas. Elle était immobile dans un plaisir dont l'évidente intensité a giflé Lucas. Avec lui, elle donnait facilement dans les aigus, les soupirs, les cris parfois. Salope de simulatrice. Il se demandait pourquoi il n'avait jamais eu droit à ce plaisir silencieux et authentique. Pourquoi croyait-elle qu'elle devait le payer de cris ? Chloé a relevé son paréo encore un peu plus. Il a entendu le froissement du tissu, son frottement sur les cuisses de sa femme. Rien d'autre ne venait troubler la scène. A part Lucas. Il s'est approché d'elle, il lui a enlevé son paréo, elle ne disait toujours rien. Il est parti.

 

Texte co-écrit avec M1.

22.11.2009

Pourrie gâtée

Comme une princesse. Sauf que je n'ai jamais chanté "Comme un ouragan". Gâtée par deux blogueuses dont j'aime les univers et l'écriture.

(Je vous ai mis des photos. Vous ne vous moquez pas, hein. Je suis toujours aussi nulle pour manier l'APN. Les photos sont beaucoup moins jolies que les objets réels.)

Acte 1 : Frieda a organisé plusieurs concours pour l'anniversaire de son blog. J'ai gagné des vernis OPI. Les voici. Je commence par essayer lequel ?

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Acte 2 : A l'occasion de l'évènement mondial "Jimmy Choo chez H&M", Sarah offrait un sac du créateur à une personne qui laisserait un commentaire joli, doux selon ses propres termes. Je suis heureuse que mes mots aient touché Sarah et que nous ayons la passion de la littérature en commun.
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(Photographié sur un plaid Tricia Guild étendu sur le sol de ma véranda.

Le genre de mise en scène qu'on ne trouve que sur ce blog.)

20.11.2009

Sept elle aime

Je sais, le titre est digne des Grosses têtes, émission que je déteste. Ou détestais. Ce truc existe encore ?

Là n'est pas le sujet. J'ai été taguée par Fafa pour évoquer sept choses que j'aime bien. Pas que j'aime passionnément, intensivement, addictivement. Que j'aime bien.

1/ J'aime bien l'odeur de la terre mouillée après la pluie. Dans mon jardin ou dans un parc. Pas à la campagne. Je ne pousse pas l'amour de la nature jusqu'à sortir du monde urbain. La campagne, c'est joli en photo.

2/ J'aime bien nager sous l'eau. C'est une bonne sensation.

3/ J'aime bien me moquer des autres. J'ai plusieurs techniques.

4/ J'aime bien avoir des idées nouvelles, les travailler, les proposer à d'autres, les écrire.

5/ J'aime bien recevoir des mails ou des SMS non professionnels.

6/ J'aime bien me lécher les doigts quand je mange un truc savoureux qu'il faut décortiquer. C'est totalement dépourvu d'élégance et de savoir-vivre. Mais c'est plus agréable que le rince-doigt.

7/ J'aime bien penser à ça :

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Je tague Lili est insolente, Sylvie, Lizly, Ckankonvaou, Malira, Cassiopée, Stouf, Arwen. Plus d'autres qui voudraient se déclarer dans les commentaires et que je rajouterais en lien.

19.11.2009

Finir à la main

Je n'y connais rien en foot, je déteste ce sport et je n'ai pas regardé le match France / Irlande hier soir. Trois bonnes raisons pour faire un billet sur le sujet.

J'étais pour les irlandais parce qu'ils ont les pubs, Robert Mc Liam Wilson et James Joyce. Et puis l'histoire de l'Irlande montre que son peuple a un courage certain. Je suis raide dingue de ce pays. (J'aime beaucoup la France également mais en ce moment, on est un peu en froid, elle et moi.)

Je m'égare, revenons aux valeurs sûres : le foot. J'ai suivi le match sur Twitter qui a rassemblé tellement de blogueurs que je ne peux pas les citer tous. Grâce à leurs messages, j'ai eu droit aux errances des joueurs français, à l'opiniâtreté des irlandais, à Domenech qui fait la tête comme d'habitude. Et puis, survient le moment où tout bascule, pendant les prolongations, quand le match de foot devient un match de hand. J'explique ce que j'ai retenu de Twitter : Thierry Henry a fait une main sur un ballon et a passé à un autre joueur qui a marqué. Tollé ! Même moi, je sais qu'au foot, il ne faut pas toucher le ballon avec la main. Logiquement, Thierry Henry a dû avoir l'info aussi. Il a peut-être oublié qu'il était sur un terrain de foot. Il se croyait sur la plage du Touquet avec son chien et il lui a renvoyé la baballe avec la mimine. Et Thierry Henry, au sommet de l'élégance, a fait comme si de rien n'était. Les irlandais avaient légèrement l'impression de l'avoir dans le trèfle à quatre feuilles. Je voudrais dire à Thierry : "C'est un truc de branleur de terminer à la main." On a senti une gêne flottante chez les commentateurs. L'heure était à la sobriété. Après Zidane qui joue avec sa tête, Henry qui joue avec sa main, le prochain, il va nous faire quoi ?

 

Mais oui, on peut se baigner en Irlande.